NOTRE ENGAGEMENT

Notre engagement est quelque part lié au choix préférentiel de servir les plus vulnérables. A l’exemple de Dieu dans le livre de l’Exode, chapitre 3, verset 7 au verset 8 ;  « nous avons vu, nous avons entendu le cri de migrants en détresse, nous avons décidé de descendre vers les migrants et faire quelques choses pour eux et avec eux». Certes nous vivons dans une ville où la majorité est pauvre, mais nous pensons que les migrants sont parmi les plus vulnérables. Ne connaissant personnes en ville, étant la cible préférée des rabatteurs et  les agents de sécurité,  sans protection juridique et sociale (n’ayant pas souvent des documents sur eux), sans connaissance du milieu, de la langue, de la culture, souvent sans possibilité de trouver du travail qui engendre l’impossibilité de payer les frais de santé, de logement, nourriture ou habillement. Il devient difficile pour eux de survivre dignement à Gao. La maison du migrant  souhaite donc leur donner un « chez eux » où ils peuvent trouver cette dignité et  solidarité manquante.

Activités à leur endroit

Assurer leurs besoins physique et physiologique  tel que :

Un accueil écoute : Dès le premier contact, le migrant est conduit auprès du service d’immigration pour les besoins administratifs conformément aux textes maliens. Après nous l’installons. Nous remplissons une fiche d’identification en son nom avec diverses informations .L’écoute est faite plus tard, étant donné que la plupart des migrants arrivent dans un état  pathétique. Après 48 heures nous passons à l’entretien avec lui en vue de nous informer sur son histoire, ses besoins et ses difficultés. Ainsi nous essayons  de trouver avec lui la solution à son problème.

Nous précisons que les entretiens sont faits par deux bénévoles, l’un écoute et l’autre prend des notes discrètement, pour ne pas mettre le migrant mal à l’aise et lui permettre de s’exprimer librement.

Notons bien que nous ne portons pas de jugement sur la personne pendant l’écoute.  

Le logement : la Maison dispose d’un centre d’une capacité d’accueil de plus de 150 personnes qui sont logées et nourries blanchies gratuitement. Aucun délais ne leur fixé pour quitter leur hébergement. Nous laissons à chacun le choix de retourner dans son pays ou de rester dans le centre à la seule condition de mener une activité de son choix.

La nourriture : Le centre à un magasin d’approvisionnement, et une bénévole est chargé de s’occuper de la restauration des migrants du centre (petit déjeuner, déjeuner et souper).

La prise en charge médicale : avant la crise au Mali, tout migrant malade était conduit au centre de santé de la paroisse pour une prise en charge sanitaire. Mais suite aux événements, le dispensaire paroissial est fermé et tous les migrants qui ont des problèmes de santé sont conduits à l’hôpital régional de Gao et le coût de la prise en charge est devenu plus élevé.

  • Assurer leur besoin social : en facilitant leur intégration dans la société par l’apprentissage de langue/culture et d’un métier. A ce niveau un centre de Formation  (d’alphabétisation,   français, anglais, informatique, cuisine et couture).En plus de la formation des activités génératrices de revenus est financé pour faciliter l’auto prise en charge des migrants et leur intégration sociale pour ceux qui veulent s’installer à Gao.
  • Assurer leurs besoins juridiques, en facilitant leur démarche juridique et administrative auprès des autorités. La majorité des migrants qui arrivent sont sans documents, ainsi nous les aidons à obtenir auprès du service d’immigration une Note d’Indulgence qui leur permette de traverser tout le territoire sans être inquiétés par les autorités.
  • Visite des migrants détenus : la raison principale qui conduit les migrants étrangers en prison à Gao, concerne ce que les autorités appellent le vagabondage nocturne, dont la peine va de 6 mois à 5 ans de prison ferme, compte tenu du fait que les migrants arrêtés ont perdu leurs documents lors de leur périple. Face à cette situation et consciente des conditions dans ce milieu carcéral, la Maison du Migrants effectue des visites chaque semaine en leur donnant des denrées alimentaires, en faisant la prise charge médicale, et en offrant des kits d’hygiène. Mais la Maison du Migrant ne  dispose pas pour le moment de moyens financiers pour prendre un avocat. Mais essaie de plaider leur cause dans la mesure du possible.

 

  • Nous devons être à leur écoute et à leur service pour répondre à leurs besoins concrets selon les moyens à notre disposition.
  • Parler pour eux (faire le plaidoyer) en vu d’apporter une certaine visibilité au phénomène migratoire et défendre leurs droits.
  • Susciter la solidarité de la grande population et entre eux-mêmes.
  • Leur donner toutes des informations vraies que nous avons sur la migration et les rappeler leur devoir.
  • Nous devons être en solidarité avec tous les acteurs dans la migration tel que :
  1. Les migrants eux-mêmes
  2. La population locale
  • Les différentes communautés des gens venant dehors du Mali
  1. La communauté chrétienne paroissiale
  2. Les ONG et autre associations humanitaires
  3. Le Gouvernement et autres structures étatiques tel que la mairie, le service de développement social, la protection civile, la gendarmerie, la police, la justice etc.
  • Les ambassadeurs et autres représentations des pays où les migrants viennent